Oui aux échanges, non à l’isolement!

Violences commises par le personnel de sécurité

Ce printemps, les médias ont révélé les violences commises par le personnel de sécurité dans le centre fédéral d’asile de Bâle et celui de Chevrilles.

Le public entend rarement parler de ce genre de violences, mais il ne s’agit probablement pas d’incidents isolés. Selon un reproche qui resurgit régulièrement, le personnel de sécurité serait insuffisamment formé et accompagné. Interrogé dans l’émission Rundschau, Daniel Bach, responsable de la communication du SEM, répond que le personnel de sécurité des centres fédéraux d’asile serait formé par l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés sur «la manière de communiquer avec des personnes d’autres cultures». Or il s’agit simplement d’un cours d’une journée: on ne peut donc pas parler d’une formation par l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés. (émission Rundschau à la chaîne alémanique SRF)
Le recours excessif à la force envers les personnes requérantes d’asile est inacceptable. Si vous avez connaissance de tels incidents à travers votre engagement, n’hésitez pas à contacter la SCCFA.

Les trois requérants d’asile qui ont porté plainte contre des employés des services de sécurité de Chevrilles sont en attente d’expulsion, après le rejet de leur demande d’asile. Leur plainte n’a donc pas eu d’effet suspensif sur leur procédure d’asile. La plateforme SCCFA dénonce que les personnes soient de facto empêchées de participer à l’action en justice qu’elles ont lancée.
Voir les articles publiés par les médias sur les incidents à Giffers ici.

Le collectif «Drei Rosen gegen Grenzen» a réalisé des entretiens avec des résident*es du centre fédéral d’asile de Bâle, et publié une brochure avec leurs témoignages sur les violences subies (en allemand).